9 Mai 2016
Situé sur un éperon rocheux, dominant la rivière Ouvèze qui le contourne harmonieusement, niché au cœur de collines boisées, avec son clocher d'allure romane, Coux offre aux regards le profil d'un village toscan.
Coux, qui s'est appelé « Cous » jusqu'au xviiie siècle, se développe à partir du xiie autour du prieuré Saint- Barthélemy dépendant de l'abbaye Saint-Chaffre du Monastier. C'était alors un quartier de Lubilhac (ancien site gallo-romain) où se trouvait l'église paroissiale Saint-Martin dépendant du prieuré clunisien de Rompon. Les guerres de Religion, l'insécurité régnant dans les campagnes, causèrent la ruine de Lubilhac, les villageois venant chercher protection dans le village de Coux.
Un village clos se développe alors, orienté nord-sud, autour de sa rue centrale, route du Pouzin à Privas jusqu'en 1830. L'entrée principale au nord-est est un passage voûté défendu par un corps de bâtiment au-dessous duquel passe le chemin venant du pont ; la partie de droite a la forme arrondie d'une tête de caponnière percée de meurtrières, construite sur le rocher, défendant le côté nord du chemin. Les fenêtres hautes qui dominent la clef de voûte servaient également pour défendre l'accès du village. Nous entrons dans la partie la plus ancienne. Les ruelles qui, de la rue centrale, donnent sur la campagne, sont étroites, voûtées et coudées pour ne pas être prises en enfilade. Les maisons, très hautes, s'imbriquent les unes dans les autres et forment autour du village une enceinte continue ; la lisière nord est protégée par un rempart naturel de rochers.